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Wahlen

10.12.2008

Unser Gedankengut ist wieder im Bundesrat vertreten

Interview mit den „Schaffhauser Nachrichten“ vom 10. Dezember 2008 Welche Konsequenzen ziehen Sie aus Ihrer heutigen Wahlniederlage? Christoph Blocher: Meine Nichtwahl war auf Grund der Vorgespräche und der Ausgangslage sicher. Meine Kandidatur hatte den Zweck, Ueli Maurer den Weg in den Bundesrat zu bahnen. Das ist gelungen. Also keine Niederlage, sondern ein Sieg: Unser Gedankengut ist wieder im Bundesrat vertreten. Aber Ihnen persönlich ist die Rückkehr in den Bundesrat misslungen... Blocher: Noch einmal: Da ist und war unmöglich. Unsere Doppelkandidatur hat dazu geführt, dass wir mit Ueli Maurer wieder einen ganzen SVP-Bundesrat haben, der für unsere Überzeugungen eintritt. Das wollten unsere politischen Gegner verhindern. Ohne diese Doppelkandidatur wäre Ueli Maurer jetzt nicht Bundesrat. Also kein Rückzug aus der Politik? Blocher: Nein, keineswegs. Ich werde – zusammen mit unserem Bundesrat Ueli Maurer und der Partei – weiter dafür kämpfen, dass die Schweiz unabhängig bleibt, dass wir nicht der EU beitreten und dass wir die direkte Demokratie stärken. Ist es denn vorstellbar, dass Sie noch einmal kandidieren? Blocher: Ich hoffe nicht, dass dies nötig ist. Ich tue das, was für unser Land richtig ist. In welcher Form ich das tun werde, wird die Zukunft weisen. Zurück zur heutigen Wahl. Haben Sie mit diesem äusserst knappen Ausgang gerechnet? Blocher: Ja, wir wussten, dass es sehr eng werden würde. Wann wurde klar, dass Hansjörg Walter der Sprengkandidat ist? Blocher: Wir haben erwartet, dass man jemanden auswählt, der nicht ohne Schwierigkeiten aus der Partei ausgeschlossen werden kann, wenn er die Wahl annimmt. Da kommt man dann schnell auf den Präsidenten des Schweizerischen Bauernverbandes. Ganz klar war es dann aber erst gestern Abend. Nachdem es Hansjörg Walter offen gelassen hatte, ob er eine Wahl annehmen würde, kam seine Erklärung, dass er nicht zur Verfügung stehe, überraschend. Wurde er von der Parteileitung unter Druck gesetzt? Blocher: Er hat heute morgen erklärt, dass er seine Kandidatur freiwillig zurückziehe und dem ist nichts hinzuzufügen. Natürlich ist dies auch auf Grund einer gemeinsamen Lagebeurteilung erfolgt. Hat es Sie überrascht, dass er dennoch so viele Stimmen erhielt? Blocher: Damit hat sich das Parlament keinen Gefallen getan, wie mir auch Hunderte von Reaktionen aus der Bevölkerung bestätigen. Niemand versteht, dass man dieses unwürdige Ränkespiel veranstaltete und Herrn Walter derart unter Druck setzen wollte. Nach dem 12. Dezember 2007 zeigte sich die linke Seite des Rates erneut als manipulierbar und heimliche Spielchentreiber. Einer Bundesratswahl unwürdig.

06.12.2008

Wenn Päckli gemacht werden, bleiben wir in der Opposition

Ob Ueli Maurer oder Christoph Blocher zum Bundesrat gewählt wird, sei nicht die übergeordnete Frage. Entscheidend sei, ob sich CVP, FDP und SP wieder zur Konkordanz bekennen. Dies sagte Blocher im Interview mit dem BT. Interview mit dem "Bündner Tagblatt" vom 6. Dezember 2008

28.11.2008

Christoph Blocher: «Ma tâche n’est pas agréable

Interview dans «Le Matin» du 28 novembre 2008 Interview: F. Muhieddine Le Matin: Pensez-vous être meilleur que les autres? Blocher: Ce n’est pas à moi de le dire. C’est mon parti qui a décidé de me nommer candidat au conseil fédéral. On m’a dit qu’avec la crise économique actuelle, peu de gens seraient capables de gérer la situation aussi bien que moi. Du coup, vous êtes prêt à livrer une bataille perdue d’avance… Pourquoi? Perdue d’avance? Ce n’est pas moi qui en ai décidé ainsi. Ce sont les autres partis qui ont voulu affaiblir l’UDC en éjectant un Conseiller fédéral qui avait bien travailler. Vous pensez sincèrement que vous faites toujours peur aux autres partis? Je me suis toujours battu pour une Suisse souveraine, indépendante et libre. C’est grâce à ce combat que l’UDC a progressé de 10 à 30%. Les autres partis le savent et c’est bien pour ça qu’ils veulent m’isoler. Ils espèrent que je vais renoncer, mais je suis toujours là. Et j’ai été nommé candidat à l’unanimité. Mais vous savez très bien que vous n’avez aucune chance. Alors quoi? Vous vous sacrifiez pour votre parti? Je ne remplis pas une tâche très agréable, je le reconnais. Pour les éléctions les autre parties portant la responsabilité ! L’UDC ne vous a quand même pas mis un pistolet sur la tempe? Non (rires). Ils m’ont rappelé que le peuple a une grande confiance en moi et que c’est grâce à Blocher que l’UDC a progressé. Mais avouez que c’est cuit pour le conseil fédéral… Vous n’avez aucune chance d’y retourner. Pas aucune, mais disons que la probabilité est petite. Vous la voyez où, cette petite probabilité? Peu importe. L’important, c’est qu’aujourd’hui, Ueli Maurer est devenu éligible comme Conseiller fédéral. Le votre? Vous pensez être à l’origine de l’élection d’Ueli Maurer? Disons qu’en 11 mois d’opposition, nous avons réussi à ce que les autres partis comprennent que, pour la concordance, ils doivent accepter les candidats de l’UDC et non élire des Widmer-Schlumpf ou des Schmid qui sont à l’opposé de notre parti. C’est surtout l’UDC qui a compris qu’il fallait proposer un candidat éligible. Ueli Maurer est le candidat qui plait à toute la droite… C’est ca le nouveau visage de l’UDC? Ueli Maurer est loin de plaire à tout le monde. Si vous n’êtes pas élu, c’est la fin de votre carrière politique? Non. Le commencement. Concrètement, vous allez faire quoi? Je vais rester dans les coulisses. Aider le parti. Et donner de l’argent au parti? Ce ne sera plus que ça votre nouveau rôle? Est-ce exact que vous avez déjà donné 50 millions, selon des chiffres qui circulent? Pourquoi pas 50 millions par jour, tant qu’on y est… Je n’ai jamais donné un centime au parti. J’ai payé quelque campagnes électorales. Celle qui m’a coûté le plus, c’est celle contre l’EEE en 1992. C’était l’époque des succès. Mais aujourd’hui, ne serait-ce mieux pour votre parti que vous vous retiriez de la politique? Si les membres de mon parti veulent que je me retire, je le ferais. Reconnaissez que la politique d’opposition était un choix naïf, dans un système de concordance comme en Suisse. Ce n’est pas nous qui avons voulu l’opposition. Mais pour moi, le bilan est positif. Nous avons réussi à nous débarrasser de deux conseillers fédéraux qui ne représentaient pas l’UDC. Même si nous avons payé un grand prix en étant obligé d’exclure la section des Grisons. Mais politiquement, l’opposition n’a rien apporté. Mais si, par exemple la question de l’école – HARMO’S. Si c’est ça votre seule victoire… Il y a aussi le fait que Samuel Schmid ne sera plus au conseil fédéral et que le programme d’armement passera grâce à l’UDC. Et toutes les promesses que vous aviez faites devant l’assemblée fédérale le jour de votre éviction. Que vous alliez parler «librement» et que vous déteniez des «secrets»… Mais attendez, j’ai encore le temps pour ça! La politique, ce n’est pas une affaire de quelques jours. Regardez l’immigration par exemple, les chiffres ont explosé à la hausse depuis qu’Eveline Widmer-Schlumpf est là… Vous venez encore de donner encore un exemple où votre opposition a été inefficace! Mais nous avons dénoncé ces chiffres. Sans résultats. Mais l’opposition n’a pas cette exigence-là. Vous pouvez proposer, après c’est le gouvernement qui décide et qui porte les responsabilités. C’est Toni Brunner qui a échoué à faire de l’opposition un succès. Mérite-il encore son titre de président? Toni Brunner est un excellent président. Le problème, ce sont les membres de la fraction parlementaire. Ils n’ont pas tous eu la force de supporter l’opposition. Et de porter l’attaque. Or, dans une politique comme celle-là, ce sont les combattants, les soldats qui doivent être solides et prêt à porter l’attaque malgré les critiques. Mais ce n’est pas un rôle facile à jouer. Puisque l’opposition n’est pas un échec et que tout le monde vous apprécie tant dans votre parti, pourquoi vous ne devenez pas président de l’UDC? Il faut laisser la place à la relève. Je ne veux pas que l’UDC soit trop dépendante de moi. Mais si votre parti vous demande, comme il vous a demandé pour le conseil fédéral, vous acceptez? Non. En tant que président de parti, le lien de dépendance est trop fort, ce n’est pas le cas avec un conseiller fédéral. Donnez-vous ici l’une de vos dernières interviews, Monsieur Blocher? (Il rit) Tout dépend des journalistes, pas de moi. Vous savez ce que signifiait cette question. Jusqu’à présent, vous étiez la seule voix de l’UDC. Désormais ce sera Ueli Maurer qui prendra ce rôle. Je suis très content pour lui. Mais je n’ai jamais été la seule voix de l’UDC. Ca ne vous fait rien de changer de rôle? Vous serez désormais dans l’ombre et lui sera la star. Un conseiller fédéral n’est pas une star, ou alors il fait du mauvais travail. Tout ce que je souhaite à Ueli Maurer, c’est qu’il ne devienne pas une star, qu’il ne se croit pas glorifié. Trois questions supplémentaires Vous n’êtes pas ami avec Ueli Maurer, dit-on. Nous avons toujours pu tout nous dire. Mais soyons clairs, je suis contre la camaraderie en politique. La politique des petits-copains empêchent les rapports francs. Allez-vous vous retirer à la dernière minute ? Non. Le parlement doit décider. Votre femme a-t-elle préparé le champagne en cas de non-élection? Le champagne n’est pas assez. Nous avons pour ce cas du vin de 1940.

23.11.2008

Gute Entscheide zum Wohle des Landes sind wichtiger als gemütliche Harmonie

Interview mit der „Zentralschweiz am Sonntag“ vom 23. November 2008 Mit Jürg Auf der Maur und Kari Kälin Zentralschweiz am Sonntag: Bundespräsident Pascal Couchepin sagt, er bewundere Ihren Mut. Sind Sie mutig? Blocher: Im Vergleich zu ihm schon. Er würde nur kandidieren, wenn seine Wahl sicher ist. Wichtig sei Konkordanz, betont Couchepin und erklärt, das habe mit Ihnen im Bundesrat nicht gut funktioniert. Konkordanz ist sehr wichtig. Die Frage ist nur, was man darunter versteht. Konkordanz bedeutet nicht, dass der eine den anderen deckt, damit man es wohlig hat. Konkordanz ist Zusammenarbeit. Das heisst, jeder Bundesrat muss sich um das ganze bemühen - wenn nötig- Vorschläge unterbreiten und für gute Entscheide sorgen. Das machten Sie ständig. Ja. Ich hielt und halte es für mich auch heute so. Gute Entscheide zum Wohle des Landes sind wichtiger als gemütliche Harmonie. Sie kritisieren die Harmonie in der jetzigen Regierung und wollen als Bundesrat künftig also wieder für Wirbel sorgen? Wirbel zum Selbstzweck ist Unsinn. Aber vielleicht entsteht Wirbel, wenn man eine andere Meinung einbringt. Gerade heute: Das Land steht vor eine starke Rezession. Wir erleben eine heftige Weltfinanzkrise, was weltweit wirtschaftlich eine schlechte Situation bedeutet. Das wird auch zu neuen Migrationsproblemen führen. Vielleicht auch zu Gewalt von aussen und die Armee ist nicht mehr einsatzbereit. Das heisst? In einer solchen Lage müssen in der Regierung schwierige Entscheide gefällt werden, da darf ein Bundesrat nicht nach Harmonie lechzen und absegnen, was ein Beamter vorbereitet hat. Deshalb hat sich meine Partei an mich gewendet und mich aufgefordert, als Bundesrat zu kandidieren. Sie finden, wegen meiner Erfahrung in der Wirtschaft, als Unternehmer, Politiker aber auch als Oberst, sei ich in dieser Situation der Richtige. Will denn die SVP tatsächlich aus der Opposition heraus? Tritt sie nur mit Ihnen an, wird das als Zeichen gedeutet, sie wolle nicht in die Regierung. Die SVP gehört in die Regierung. Sie wurde in die Opposition getrieben. Sie ist die wählerstärkste Partei. Die Konkordanz verlangt 2 SVP-Sitze. Die Partei muss jenen Kandidaten aufstellen, von dem sie überzeugt ist, dass er die schwierigen Aufgaben am besten bewältigen kann. Wählt ihn die Bundesversammlung nicht, dann muss die Partei entscheiden. Akzeptiert sie einen anderen Kandidaten oder sie geht in die Opposition. Dann tritt die SVP statt mit Ihnen mit der Nummer 2 an? Ich habe auch bei Regierungswahlen immer erklärt, wir müssen nicht nur mit den Fähigsten antreten, sondern auch mit dem, der gewählt wird. Mit solchen Äusserungen diskreditieren Sie sämtliche Mitbewerber. Warum auch? Ist das eine Diskreditierung, wenn ein anderer nicht den gleichen Erfahrungshintergrund hat? Wenn die anderen Parteien mich nicht wählen, dann ist dies ihre Verantwortung. Mit der Wahl eines anderen Kandidaten, den die SVP vorschlägt, tragen sie eine Mitverantwortung. Der Generationenwechsel in Partei oder Bundesrat ist für Sie kein Thema? Jugend hat Vorteile - mehr Energie. Alter hat Vorteile - mehr Erfahrung. Diejenigen, die mich vorschlagen, stellen jetzt Fähigkeit und Erfahrung in den Vordergrund. Das Parlament muss entscheiden. Sie betonen, sie möchten gar nicht in die Regierung. Sie haben es in der Hand. Sie könnten sich zurückziehen und sich so ein vorgezogenes Weihnachtsgeschenk machen. Natürlich habe ich das in der Hand. Aber ich habe Zeit meines Lebens nie eine Aufgabe übernommen, nur dass es mir wohler ist. Ich habe mich immer gefragt, ob ich etwas tun muss oder nicht. Jetzt stelle ich mich zur Verfügung und will Bundesrat werden, obwohl es mir «draussen» wohler wäre. Aber stellen Sie sich vor, was passieren würde, wenn ich mich zurückziehen würde! Was würde denn passieren? Dann würde ich ja den Bettel hinschmeissen und die Aufgaben und mich vor den Aufgaben drücken. Dann wäre ich ein «trauriger Cheib», der lieber an der Riviera liegt, sich sonnt und Bücher liest. Ich hätte für den Rest meines Lebens ein schlechtes Gewissen. Aber wenn FDP; CVP und SP nein sagen, dann ist es nicht meine Verantwortung. Bundesrat Couchepin sagt, man könne nicht wie Sie Bundesrat und Oppositionsführer sein. Das ist so. Ich war dies nie, das weiss Herr Couchepin genau. Aber Bundesrat Couchepin hat es halt nicht gerne, wenn jemand nicht seiner Meinung ist. Er bezeichnet ihn sofort als Oppositionsführer. Der Kampf der beiden Alphatiere. Ich habe das nie so empfunden. Ich habe mit Pascal Couchepin im ganzen nicht schlecht zusammengearbeitet. Umso mehr wundere ich mich, dass er sich nun so verlauten lässt. Aber wir waren oft nicht der gleichen Meinung. Herr Couchepin reagiert wohl auf die aus der SVP gestreuten Gerüchte, er trete zurück. Das wäre Ihnen entgegengekommen. Eine Zweiervakanz hätte mehr Möglichkeiten gegeben. Wir haben Anrecht auf zwei Sitze. Hätte die SVP den FDP-Sitz attakiert? Es wäre zu überlegen gewesen. Die FDP ist mit zwei Sitzen zwar übervertreten. Auf jeden Fall ist die grösste Partei - die SVP - mit einem Sitz untervertreten. Aber krass übervertreten ist die SP, sie hat drei Sitze. Wie bitte? Klar, denn Frau Widmer-Schlumpf ist von der SP und den Grünen vorgeschlagen und zusammen mit der CVP gewählt worden. Frau Widmer-Schlumpf ist doch nicht links. Sie wird sogar von Links kritisiert, weil sie eine härtere Asylpolitik betreibt als Sie. Schauen Sie doch die Asylzahlen an! Man verwaltet das Asylproblem statt zu handeln, dies im Sinne der SP. In Österreich nehmen die Asylgesuche in diesem Jahr weniger als 6 % und bei uns über 36 % zu. Wie breit fühlen Sie sich gestützt in Ihrer Partei. Jede Region stellt Kandidaten. «Wer ausser Zürich will Blocher?», schrieb «Le Temps» diese Woche. Das werden wir sehen. Bis jetzt findet man: Du wärest der Fähigste, aber du wirst nicht gewählt. Sie betonen Ihre grosse Erfahrung in der Wirtschaft. Economiesuisse sieht das anders. Sie macht Vorbehalte wegen ihrer Haltung zur Personenfreizügigkeit. Erstens ist economiesuisse nicht die Wirtschaft und zweitens hätte es mich gewundert, wenn sie keine Vorbehalte hätte. Ich habe schon 1992 gegen die gesamte so genannte Wirtschaftselite - economiesuisse - gegen den EU-Beitritt gekämpft. Doch was Bundesrat und Parlament jetzt mit der Verknüpfung der beiden Dossiers in der Personenfreizügigkeit vorlegen, muss auch im Interesse der Wirtschaft abgelehnt werden. Damit gefährden Sie wegen der Guillotine-Klausel die gesamten bilateralen Verträge. Die Klausel kommt nur dann zum Zug, wenn wir der EU offiziell unser Nein melden und auch dann wird sie die EU nicht anwenden. Wegen der Verknüpfung in der Personenfreizügigkeit kann der Volkswille nicht eruiert werden. Mit einem Nein weisen wir das Geschäft an den Bundesrat zurück. Er kann dann zwei getrennte Vorlagen ausarbeiten und neu zur Debatte stellen. Und Sie würden zustimmen? Ich würde es wagen, ja zu den bisherigen Verträgen zu sagen aber klar nein zur Ausdehnung der Personenfreizügigkeit auf Bulgarien und Rumänien.

18.11.2008

Wahlen sind für mich eine ernsthafte Sache

Interview mit „.ch“ vom 18. November 2008 .ch: Herzlichen Glückwunsch zur Nomination Herr Blocher. Blocher: Danke. Ist Ihnen wohl in der Opposition? Blocher: Wohl nicht, aber sie ist erfolgreich verlaufen. Ich war stets der Meinung, freiwillig geht man nicht in die Opposition. Mit Ihrer Nomination entsteht der Eindruck, dass die SVP bis 2011 in der Opposition bleiben will. Blocher: Solche Stimmen gibt es. Es gibt aber auch SVPler die von der Opposition genug haben. Ziel muss immer die Regierungsbeteiligung sein. Wie ist das bei Ihnen? Blocher: Die SVP als grösste Partei sollte mit 2 Sitzen im Bundesrat vertreten sein. Aber nicht um jeden Preis. Wir lassen uns keinen Alibikandidaten mehr unterjubeln. Adrian Amstutz und Ueli Maurer sind doch keine Alibikandidaten sondern SVP-Hardliner, wie Sie. Warum sind die nicht Bundesratstauglich? Blocher: Das hat auch niemand gesagt. Für diese schwierige Aufgabe hat man mich gefragt. Du seist jetzt der Fähigste - auch dank der Erfahrung. Das heisst noch nicht , dass es niemand anders gibt. Wirklich? Der Eindruck entsteht, dass Sie neben sich keinen zweiten Kandidaten dulden. Blocher: Das ist Unsinn. Aber auf einen Sitz kann man nicht zwei Personen setzen. Hätten Sie denn zugunsten von Ueli Maurer verzichtet? Blocher: Wäre die Partei der Meinung gewesen, dass er der Fähigere wäre, hätte sie mich nicht angefragt und die Sache wäre erledigt. Man findet, ich sei die Person mit der grössten politischen und wirtschaftlichen Erfahrung. Ihre Wahlchancen sind minimal. Weshalb haben Sie nicht verzichtet? Blocher: Ich sehe die bevorstehende Aufgabe. Wir stehen vor einer Rezession. Spannungen werden zunehmen. Ausserdem befindet sich das VBS in einem schlechten Zustand. Die Armee ist weder einsatzfähig noch mobilisierbar. Würde ich verzichten, würde ich von dieser Aufgabe davon rennen. Aber das Parlament kann natürlich Nein sagen. Sie sagen aber auch, dass Sie an dieser Aufgabe zerbrechen könnten. Blocher: Diese Möglichkeit besteht immer bei grossen Aufgaben. Und trotzdem treten Sie an. Blocher: Ich frage bei wichtigen Aufgaben eigentlich nie, ob sie mir Spass machen. Es zählt die Aufgabe und nicht das persönliche Vergnügen. Die anderen Parteien sollen sagen, ob sie mich akzeptieren oder nicht. Meine Gegner fordern, ich solle freiwillig verzichten. Warum? Weil sie dann sagen können, jetzt hat er aufgegeben. Die Berner Fraktion hat unter anderem Adrian Amstutz nominiert. Durch Ihre Nomination sind seine Wahlchancen exorbitant gestiegen. Blocher: Das werden wir sehen. Stehen Sie am 10. Dezember für einen Zweiervorschlag zur Verfügung? Blocher: Das muss offen bleiben. Ich mache keine Spielereien mit, denn Bundesratswahlen sind für mich eine ernsthafte Sache. Wenn es ein anderes Motiv als Spielereien gibt, dann muss man sich das überlegen. Was tut die SVP, wenn das Parlament Amstutz oder Maurer wählt? Bleiben Sie dann in der Opposition? Schliesslich sind Sie ja der Kronfavorit? Blocher: Ich setze mich für dieses Land ein, ob ich im Bundesrat bin oder draussen.